Après la marée humaine qui a
déferlé sur Kiev, dimanche, l’opposition ukrainienne est restée mobilisée, ce
lundi 2 décembre. Le centre de la capitale est toujours occupé ce soir par les
manifestants qui bloquent les accès au siège du gouvernement et réclament le
départ du président Viktor Ianoukovitch. Contesté dans la rue et silencieux ces
dernières heures, Viktor Ianoukovitch s'est exprimé, demandant le respect de la
loi et des manifestations pacifiques. Le mouvement s’étend désormais à d’autres
villes dans l’ouest du pays.
Ce lundi soir, le Premier ministre
ukrainien a dénoncé un mouvement d'opposition « incontrôlable » et des
méthodes « illégales » proches du « coup d'Etat ». Vladimir
Poutine, président de la Fédération de Russie, a estimé quant à lui que les
évènements en cours à Kiev tenaient « plus du pogrom que d'une révolution ».
La Maison Blanche affirme que ces
manifestations ne constituaient pas à ses yeux un coup d'Etat, et qualifie d'«
inacceptable » la répression des protestataires par la police. Les
Etats-Unis « exhortent les dirigeants ukrainiens à respecter la liberté
d'expression et de réunion ».

















